Et pourtant elle vit !

« Nous ne voulons pas croire ce que nous savons ».

par Jean-Claude PIERRE

Ce propos du philosophe des sciences, Dominique BOURG, résume bien notre attitude face aux dégradations que nous infligeons à la Terre.

Chaque jour apporte des informations de plus en plus précises et concordantes sur la diversité et la gravité des atteintes à la nature. Mais nous donnons le sentiment de ne pas les prendre au sérieux et d’ignorer les conséquences économiques, sanitaires, morales, sociales, géopolitiques qui en découlent et s’amplifient.

C’est là un déni qui interpelle et qui prépare des lendemains bien sombres…Les prévisions établies par les organismes spécialisés des Nations-Unies devraient suffire : elles avancent le chiffre de 250 millions de « déplacés climatiques » dans les trente prochaines années ! Mais nous en sommes loin, à faire comprendre que nous allons au-devant de défis comme l’humanité n’en a encore jamais eu à relever…

Pour contrer ce déni collectif dont nous sommes tout à la fois les témoins et les acteurs, des rapports – tels ceux du GIEC 1 et de l’IPBES 2 – bien que fondés sur les avancées scientifiques les plus récentes, ne seront pas suffisants, comme ce fût le cas à la fin du Moyen-Âge, lorsque les travaux de Copernic vinrent bousculer la vision du monde qui prévalait alors, pour rompre avec la différence, la résignation et la désinvolture qui caractérisent l’attitude générale. C’est d’une révolution et même d’une double révolution dont aujourd’hui nous avons besoin.

La première, déjà engagée, consiste à reconnaître que la Terre n’est pas une planète comme les autres car elle possède le privilège—peut-être unique—de porter la vie ! Ce constat devrait suffire à justifier que nous nous devons de la cultiver avec sagesse au lieu de l’exploiter selon la mentalité affairiste qui prévaut, comme si elle n’était qu’une carrière, un gisement…

 

 

 

 

 

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Conseil Territorial Santé des Deux-Sèvres

Dans le cadre de la nouvelle Loi de Modernisation du Système de Santé du 26 janvier 2016, des CTS (Conseils Territoriaux de Santé) ont été mis en place par les Agences Régionales de Santé. Ils doivent contribuer à la mise en œuvre du Plan Régional de Santé. Pour cela, ils doivent d’abord participer à la réalisation d’un diagnostic partagé identifiant les besoins sanitaires, sociaux et médico-sociaux sur le territoire,  et ensuite, faire des propositions pour améliorer la réponse aux besoins de la population.

Les membres des CTS sont choisis parmi les élus, les représentants des collectivités, les responsables des services de l’Etat et des acteurs locaux, répartis en 4 collèges, plus deux personnalités qualifiées.
• Le premier collège comprend au maximum 28 membres professionnels de santé et fournisseurs de services de santé.
• Le deuxième collège comprend au maximum 10 membres représentant les usagers et les associations d’usagers.
• Le troisième collège comprend au maximum 7 membres représentant les collectivités territoriales.
• Le quatrième collège comprend au maximum 3 membres représentant les services de l’Etat et de la Sécurité Sociale.

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Plantations de haies : Que dit la loi ?

Les arbres et arbustes plantés près des limites de propriété sont soumis à des distances légales (art. 671 et 672 du code civil) ainsi qu’à une obligation d’élagage (art.673 du même code). De plus, ils ne doivent pas causer de trouble anormal de voisinage (art.544 du code civil).
Les plantations en limite de propriété
Toutes plantations doivent respecter les distances fixées par les usages ou les règlements d’urbanisme (PLU, règlement de lotissement…). En l’absence de règlement d’urbanisme ou d’usage, c’est le code civil qui s’applique. Les plantations qui dépasseront les 2 m de hauteur doivent être plantées à au moins 2 m de la limite de propriété voisine. Celles qui ne dépassent pas 2 m doivent être à au moins 50 cm de la limite. Toutes les plantations ne respectant pas ces limites sont donc hors la loi. Le voisin peut exiger l’arrachage pur et simple de la haie si les plants sont à moins de 50 cm ou exiger de la maintenir à 2 m de hauteur si elle n’est pas à 2m de la limite de propriété. Cependant, il existe des exceptions à la règle. En effet, la plantation peut être effectuée sur la limite de propriété en cas d’accord écrit entre les deux voisins, ou si les terrains concernés ne faisaient qu’un lors de la plantation et ont été divisés postérieurement.
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Bruno PARMENTIER : « Le réchauffement, c’est nous c’est maintenant »

«Le réchauffement, c’est nous et c’est maintenant »

Bruno PARMENTIER

On ne peut pas se désintéresser du réchauffement climatique quand on est Français à la fin de l’année 2015, puisque notre pays a la lourde charge de tenter d’obtenir un accord mondial absolument fondamental pour la survie de l’humanité. Mais ce n’est pas juste le rôle de nos dirigeants politiques ; chacun de nous peut agir au quotidien.
Par exemple à table, ou en aidant à mettre en place un nouveau type d’agriculture. Lire la suite de à proposBruno PARMENTIER : « Le réchauffement, c’est nous c’est maintenant »

Plaisirs cuisinés ou poisons cachés

A La Griotte, au soir du jeudi 23 octobre dernier, la grande table était mise et le menu copieux. Voyez plutôt : 300 convives pour trois heures d’agapes. Les maîtres queux ? Jérôme Douzelet et Gilles-Eric Séralini. Le premier est chef cuisinier à Barjac (Gard) et met un point d’honneur à façonner des plats de haute qualité alimentaire et gustative à partir de produits locaux qu’il a lui-même sélectionnés. Le second est professeur et chercheur à l’université de Caen (Calvados), spécialiste des OGM et des pesticides ; il est connu pour ses expériences récentes établissant un lien entre un herbicide majeur, un OGM, et l’apparition de tumeurs, de maladies du foie et des reins. Tous deux ont décidé d’unir leurs voix pour révéler comment s’établit la malhonnêteté de l’évaluation des produits chimiques dans la nourriture. Voilà le menu, consistant et roboratif. Alors à table !
En guise d’amuse-gueules Lire la suite de à proposPlaisirs cuisinés ou poisons cachés

Biodiversité …et Solidarité

Plus un milieu est diversifié…plus il est riche et plus il est stable.
Ce constat vaut bien sûr pour l’économie et l’écologie – deux domaines que nous savons étroitement imbriqués – et il suffit de réfléchir un simple instant pour pressentir les drames qui se profilent du fait de tout ce qui découle des phénomènes qui se cachent derrière l’expression « érosion de la biodiversité ».
Pour l’heure, bien moins médiatisée et donc connue que le « dérèglement climatique », la disparition accélérée d’un grand nombre d’espèces végétales et animales met gravement en péril les équilibres naturels sur lesquels repose …la vie ! Lire la suite de à proposBiodiversité …et Solidarité

nanoparticules et nanotechnologies

Voilà un titre certainement mystérieux pour la plupart de nos lecteurs, et, pour ceux qui en ont déjà entendu parler, un sujet n’ayant rien à voir avec l’environnement. Les nanotechnologies viennent de prendre un essor considérable au cours des toutes dernières années. Il est certain que les nanotechnologies soulèvent de grands espoirs économiques et techniques, mais aussi des questions nouvelles sur les risques émergeant pour la sécurité, la santé et l’environnement, dans un contexte de connaissances scientifiques encore très lacunaires. Et c’est bien là le maillon faible de cette évolution précipitée. En effet, 500.000 T de substances à l’état nanoparticulaire ont déjà été mises sur le marché français en 2012, dont 280.000 T produites en France, les autres ayant été importées (le noir de carbone et le dioxyde de titane viennent en premières positions). En dehors de ce business émergeant, nous verrons que nous côtoyons des nanoparticules depuis très longtemps
En premier lieu nous essaierons de définir au mieux ce qu’est une nanoparticule, car pour l’instant il n’existe pas de définition officielle. Lire la suite de à proposnanoparticules et nanotechnologies

L’agroécologie, pour nourrir tout homme

Le rapport établi par Olivier de Schutter, Rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation auprès du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, « étudie la manière dont les Etats peuvent et doivent réorienter leurs systèmes agricoles vers des modes de production hautement productifs, hautement durables et qui contribuent à la réalisation progressive du droit fondamental à une alimentation suffisante » selon les propos mêmes du Rapporteur spécial.
Dans un premier temps, Olivier de Schutter situe les trois objectifs à poursuivre pour voir se réaliser le droit à une alimentation suffisante pour tout homme. Ensuite, présentant l’agroécologie, il la situe à la fois comme une science et comme un ensemble de pratiques. Puis il en vient à détailler les cinq dimensions de l’agroécologie qui Lire la suite de à proposL’agroécologie, pour nourrir tout homme

Conférence: Plaisirs cuisinés ou poisons cachés


Les conférenciers
Gilles-Éric Séralini : professeur et chercheur à l’Université de Caen, président du conseil scientifique du CRIIGEN, spécialiste des OGM et des pesticides, connu pour ses expériences récentes établissant un lien avec tumeurs, maladies des reins et du foie,
Jérôme Douzelet : Chef cuisinier responsable, cuisine naturelle et biologique,
ont décidé d’unir leurs voix pour révéler des expériences éclairantes sur la malhonnêteté de l’évaluation des produits chimiques, et aussi amener un regard nouveau sur la richesse des saveurs originelles.
Ils nous expliquent à travers un dialogue pourquoi notre manière de produire nos aliments, comme de les consommer, génère, selon ce qu’on choisit, une société aveugle de l’avenir, industrielle et chimique, malade, ou bien des produits épanouissant les personnes, les saveurs, la santé, et notre environnement de vie. Lire la suite de à proposConférence: Plaisirs cuisinés ou poisons cachés

Penser notre ville autrement

Tout le monde sait que la planète se réchauffe rapidement. Tous les scientifiques s’entendent pour dire que ce phénomène, lié aux émissions de gaz à effet de serre, aura des conséquences désastreuses entraînant des coûts économiques et sociaux considérables. Sans un changement progressif face à l’environnement et à la gestion urbaine, ces types d’événements climatiques extrêmes risquent de s’accélérer et de se multiplier.
Il faut donc agir dès maintenant et « Penser notre ville autrement ».

Une urbanisation durable
L’urbanisation durable signifie que la croissance urbaine a pour objectif de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Nous devons : Lire la suite de à proposPenser notre ville autrement