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	<title>Association Sèvre Environnement</title>
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	<description>Défense de l&#039;environnement sur le bassin versant de la sèvre nantaise</description>
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		<title>L&#8217;Appel de Gaïa par J-C PIERRE</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 11:33:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>roland</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si vous pensez que la planète va bien et que les menaces qui pèsent sur le « vivant » sont exagérées; si vous considérez que l’humanité vit de manière harmonieuse et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes&#8230;Alors, n’allez pas plus loin, ce livre n’est pas pour vous, il vous dérangerait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sevre-environnement.fr/wp-content/uploads/Lappel-de-Gaïa.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-739" src="http://www.sevre-environnement.fr/wp-content/uploads/Lappel-de-Gaïa-192x300.jpg" alt="" width="154" height="240" /></a>Si vous pensez que la planète va bien et que les menaces qui pèsent sur le « vivant » sont exagérées; si vous considérez que l’humanité vit de manière harmonieuse et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes&#8230;Alors, n’allez pas plus loin, ce livre n’est pas pour vous, il vous dérangerait dans vos certitudes.<br />
Par contre, si vous n’êtes ni béat d’optimisme, ni indifférent, ni résigné&#8230;Alors écoutez cet appel. Gaïa qui personnalise notre belle planète bleue nous demande de changer notre regard sur la Terre et de la considérer comme sacrée, tout simplement parce qu’elle est la demeure des hommes</p>
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		<title>Conférence 2011 : « Agriculture &amp; Nourriture»</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 11:13:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>roland</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bien nourrir aujourd’hui 7 milliards d’humains, et demain 9 milliards, est une préoccupation journalière qui ne laisse personne indifférent. Tout humain doit avoir accès à une alimentation de qualité et en quantité suffisante. Est-ce faisable aujourd’hui et à l’avenir ?L’agriculture peut-elle subvenir à nos besoins d’aujourd’hui et du futur ?  C’est pour chercher une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sevre-environnement.fr/wp-content/uploads/affconf2011.jpg"><img src="http://www.sevre-environnement.fr/wp-content/uploads/affconf2011-213x300.jpg" alt="" width="213" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-703" /></a></a><em>Bien nourrir aujourd’hui 7 milliards d’humains, et demain 9 milliards, est une préoccupation journalière qui ne laisse personne indifférent. Tout humain doit avoir accès à une alimentation de qualité et en quantité suffisante. Est-ce faisable aujourd’hui et à l’avenir ?L’agriculture peut-elle subvenir à nos besoins d’aujourd’hui et du futur ?  C’est pour chercher une réponse à ces deux questions, en invitant consommateurs et agriculteurs, que nous avons organisé cette conférence en partenariat avec les établissements d’enseignement agricole de Bressuire : Sèvre Europe et Lycée des Sicaudières, le CIVAM du Haut Bocage, le Pays du Bocage Bressuirais, la Région Poitou-Charentes et le Conseil Général des Deux-Sèvres. Trois séances ont pu être programmées sur deux jours. La première le 6 octobre en soirée à Cerizay, en présence du député Jean Grellier et de Jonhy Brosseau maire de Cerizay et vice-président du Conseil Général, a réuni 400 personnes dans une salle comble. La seconde a eu lieu le lendemain matin à Bressuire, en présence de Madame Schaaf-Lenoir sous-préfète de Bressuire,  pour les élèves et enseignants de Sèvre Europe et des Sicaudières regroupant un peu plus de 200 personnes. La troisième a eu lieu le 7 octobre en soirée à Niort , en présence de Jean-Claude MAZIN président de la commission Agriculture et Environnement du Conseil Général des Deux-Sèvres, devant 150 personnes</em>.<span id="more-729"></span></p>
<p><strong>Les conférenciers </strong><br />
Les deux thèmes associés dans le titre de cette conférence ont été traités par deux conférenciers. Fabrice NICOLINO qui devait traiter le sujet « Nourriture », retenu par un problème de santé, n’a pas pu être des nôtres et a été remplacé par son collègue et ami Jean-Claude PIERRE <a href="http://www.sevre-environnement.fr/wp-content/uploads/jcp.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-731" src="http://www.sevre-environnement.fr/wp-content/uploads/jcp-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>qui venait de publier, la veille, son dernier livre « L’Appel de Gaïa » chez LIV’Editions.<br />
Les enjeux agriculture, écologie, économie ont été traités par Marc DUFUMIER,<a href="http://www.sevre-environnement.fr/wp-content/uploads/DSC_0066.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-730" src="http://www.sevre-environnement.fr/wp-content/uploads/DSC_0066-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a> professeur d’agriculture comparée et développement agricole à Agro Paris Tech.</p>
<p><strong>Comment bien nourrir 9 milliards d’humains ?</strong><br />
Grave question déjà d’actualité quand on sait que plus d’un milliard souffre déjà de la faim. Un problème étudié par de nombreux chercheurs, repris par les politiques, les mouvements écologistes et qui concerne, en premier lieu aussi, ceux qui produisent notre nourriture de tous les jours : les agriculteurs. Une profession qui fournit le produit alimentaire brut et qui, depuis plusieurs décennies, est devenue totalement dépendante de l’industrie agro-alimentaire comme de la grande distribution. Celles-ci, on le sait tous, imposent un cahier des charges des plus draconiens sur les produits agricoles qu’elles souhaitent transformer et commercialiser ensuite auprès de consommateurs qui n’ont pas d’autre choix que d’accepter, dans leur assiette, le type d’aliment issu de ce système. L’agriculteur, dans un tel contexte, a perdu toute initiative et se retrouve dans un rôle de sous-traitant soumis à des exigences qui ne sont pas de son fait. Il y a donc lieu de mesurer les discours, les jugements portés à l’égard de cette profession souvent critiquée, stigmatisée parfois injustement.</p>
<p><strong>Etat des lieux :</strong><br />
Si tant de gens souffrent de malnutrition, comment croire que seule l’agriculture moderne en est la cause ? Quelques constats d’abord sur l’alimentation : une mondialisation des échanges, un allongement des circuits, une généralisation des grandes surfaces de distribution, un modèle de consommation basé sur une forte consommation de protéïnes animales. Des statistiques que l’on a peine à croire : en effet, avec ces manières de produire, de stocker, de commercer et de consommer, c’est 20 à 25% des produits mis sur nos marchés qui vont à la poubelle et c’est près de 50% de la nourriture produite au départ qui est perdue. Un changement de perspective s’impose : il ne s’agit pas de chercher à produire plus mais plutôt de revoir tout le système en profondeur entre le producteur et le consommateur.<br />
<strong>Pourquoi une telle situation ?</strong><br />
Avant même d’évoquer des agricultures alternatives, Marc Dufumier se propose de voir comment on en est arrivé là. Les enjeux des activités liées à l’agriculture moderne en général sont nombreux : elle doit fournir une alimentation de qualité pour une population mondiale croissante, fournir aussi des matières premières de plus en plus diversifiées pour d’autres secteurs d’activités tels que biomatériaux, agrocarburants, Est-il utile de préciser que cette activité doit procurer des revenus décents aux agriculteurs et se développer sans dommage pour le cadre de vie d’une part, et sans dégâts occasionnés sur les potentialités productives des écosystèmes d’autre part ?<br />
Quels constats aujourd‘hui ? Malgré toutes les normes d’hygiène imposées, la nourriture est jugée mauvaise sur le plan diététique, la malbouffe, qui ne répond pas aux besoins physiologiques, fait débat constamment. Certaines pratiques agricoles, encouragées souvent officiellement, génèrent des pollutions, dégradent les sols provoquant une perte de la biodiversité, une surconsommation d’eau alors que cette ressource est devenue de plus en plus rare. Tout cela, dans un contexte de dérèglement climatique global de la planète, d’extension des villes sur les terres agricoles, de raréfaction et d’augmentation des produits issus d’énergies fossiles tels que pétrole, phosphates et enfin d’exode rural, de migrations vers les villes.<br />
<strong>Une situation soutenable ?</strong><br />
Non, à vrai dire, comment croire qu’un tel modèle d’agriculture puisse être durable ?<br />
Que demande-t-on, en effet, aux agriculteurs ? Produisez, produisez, mais des produits standards, des variétés spécifiques, dit l’agro-industrie qui fixe son cahier des charges. Produisez encore plus, équipez-vous, mécanisez vos manières de travailler, industrialisez vos élevages, robotisez vos salles de traite, débarrassez-vous de ce qui gêne, des autres plantes, de la faune qui pourrait déranger. Voilà, comme moyens, les pesticides, les herbicides, enlevez les cailloux, et mettez des engrais, beaucoup d’engrais pour produire plus vite et davantage. Investissez pour chacun de ces aspects mais surtout …. veillez à amortir au plus vite votre endettement, disent les banques ensuite.<br />
<strong>Des conséquences regrettables :</strong><br />
De telles pratiques dictées de l’extérieur ont eu pour effet de provoquer une extension de la monoculture et, par voie de conséquence, une perte de la diversité des cultures. L’on voit des régions qui se spécialisent essentiellement dans la viande ou dans les céréales ; les circuits, les transports de produits pour rejoindre l’assiette du consommateur sont, en conséquence, bien plus longs. Dans la frénésie de produire plus, une véritable folie destructrice (dans l’usage intensif des ressources naturelles) s’est installée avec la suppression des haies dont on ne voit pas la fin. On connaît les conséquences : l’érosion, l’appauvrissement des sols et une disparition massive des auxiliaires de l’agriculture (insectes pollinisateurs et prédateurs de parasites pour ne citer qu’eux). Quant à l’essor des élevages industriels, avouons-le,  il est objectivement difficile à maîtriser ; il provoque un surplus d’azote dans de nombreuses régions entraînant une dégradation de la qualité de la ressource en eau.<br />
La surproduction dans les pays riches provoque un déséquilibre fatal sur nos marchés et parfois de façon encore plus dramatique chez les pays pauvres. Des pressions exercées par l’industrie-agro-alimentaire et la grande distribution, il en résulte des prix extrêmement bas, tellement bas qu’ils ne correspondent plus aux coûts de production. L’agriculteur, otage d’un système pernicieux pour lui, régulièrement confronté à la volatilité des prix, peine à amortir ses investissements et se retrouve de plus en plus souvent en situation de surendettement. Une situation injuste pour bon nombre de membres de cette communauté laborieuse.<br />
<strong>Que faire ? </strong><br />
Des alternatives existent déjà mais l’important est de bien s’accorder sur de nouvelles orientations. Il est essentiel tout d’abord de développer des politiques agricoles de région associant culture et élevage et permettant de gérer en circuit court et de retrouver l’équilibre agronomique des sols. Remettre au goût du jour le principe de rotation des cultures est urgent. Si autrefois, on choisissait les plantes en fonction de leur adaptabilité au sol et du climat local, de leur rusticité, il faut redonner à l’agriculteur son droit de choisir ses variétés de produits ; il saura le faire en cherchant à profiter au mieux des éléments naturels, du soleil qui chauffe, de l’humidité des parcelles, de l’eau qu’il a à sa disposition, du fumier qu’il saura produire comme engrais pour entretenir le taux d’humus des sols et du travail des auxiliaires des cultures.<br />
Moins d’investissement, sur des exploitations à échelle humaine en terme de superficie, une meilleure qualité des produits, une agriculture de qualité voire labellisée parfois, et avec des prix rémunérateurs assurant des revenus suffisants. Des dispositions que la grande majorité des agriculteurs aimerait voir enfin soutenues dans le cadre de la PAC.<br />
Il y a donc lieu aujourd’hui et objectivement de remettre en cause le système agricole actuel ; vanter les mérites de l’agriculture bio qui a plus que triplé sa surface, serait trop restrictif. Comme Marc Dufumier, parlons plutôt de développer une agriculture intensivement écologique.  « Techniquement, je suis optimiste » a-t-il conclu.</p>
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		<title>Bisphénol A et santé</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 10:28:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Bisphénol A (BPA) est une substance chimique de synthèse, très largement utilisée, entrant dans la fabrication de nombreux produits de consommation courante. La production mondiale de BPA est aujourd’hui d’environ 4 millions de tonnes par an. Les 2/3 de la production mondiale est destinée à la fabrication de polycarbonates de la famille des thermoplastiques. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sevre-environnement.fr/wp-content/uploads/04-02-28.01.jpg"><img src="http://www.sevre-environnement.fr/wp-content/uploads/04-02-28.01-295x300.jpg" alt="" width="295" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-722" /></a><em>Le Bisphénol A (BPA) est une substance chimique de synthèse, très largement utilisée, entrant dans la fabrication de nombreux produits de consommation courante. La production mondiale de BPA est aujourd’hui d’environ 4 millions de tonnes par an. Les 2/3 de la production mondiale est destinée à la fabrication de polycarbonates de la famille des thermoplastiques. Les applications sont multiples. En premier lieu, il faut citer l’ensemble des matières plastiques souples : biberons, films d’emballage, tuyaux souples, jouets, revêtement interne d’emballages métalliques pour boissons et aliments. Il entre aussi dans la composition du papier utilisé pour les tickets de caisse imprimés sans encre, dans les lentilles de contact, les lunettes, les casques de sécurité, les bonbonnes en plastique, les bateaux de plaisance, articles de sport, mobilier, automobile, emballages médicaux&#8230;</em><span id="more-717"></span><br />
<strong>Les avantages</strong><br />
La majorité des produits fabriqués à partir du BPA sont de consommation courante, bien connus et appréciés par les consommateurs pour leur facilité d’emploi, leur légèreté et  leur bas prix. Ils sont le résultat des progrès industriels des dernières décades du siècle passé et, pendant de nombreuses années, personne ne s’est inquiété de la possibilité d’inconvénients sur le plan sanitaire.<br />
<strong>La recherche médicale</strong><br />
Plusieurs médicaments à base de xénoestrogènes de synthèse, réservés aux femmes enceintes, mis sur le marché pendant la seconde moitié du siècle dernier, ont entraîné des séquelles graves constatées sur des nouveau-nés et furent retirés du marché dans les années 70.<br />
Au cours des vingt dernières années, des études sur les perturbateurs endocriniens, conduites par des cancérologues, pédiatres, endocrinologues,   ont montré que l’exposition in utero aux xénoestrogènes de synthèse augmente la propension à développer, entre autres, des malformations congénitales et certains cancers à l’âge adulte.<br />
Le BPA est un xénoestrogène, donc un perturbateur endocrinien. On sait également que le BPA  peut traverser la barrière placentaire et peut aussi se retrouver dans le lait maternel, et pourtant, ses effets nocifs ont été systématiquement minorés pour des raisons économiques. Depuis 2004, nous avons suivi l’évolution des études en informant régulièrement nos lecteurs. Notre dernier article sur le sujet est de juin dernier.<br />
<strong>Les biberons</strong><br />
Lorsque les plastiques souples sont chauffés ils relâchent  du BPA. Les études ayant montré la dangerosité du BPA pour les nourrissons, les biberons en plastique posent un réel problème de santé publique<br />
Enfin, la loi 2010-779 du 30 juin 2010, publiée au JORF du 1er juillet 2010, prescrit dans son article 1er :<br />
«La fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de biberons à base de bisphénol A sont suspendues  jusqu’à l’adoption, par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, d’un avis motivé autorisant à nouveau ces opérations».<br />
L’interdiction des biberons en plastique a été facilitée du fait de l’existence bien connue des biberons en verre.<br />
<strong>Recommandations ANSES</strong><br />
Le 27 septembre dernier,  l’ANSES a présenté deux rapports relatifs au BPA.<br />
Le premier met en évidence « des effets sanitaires avérés chez l’animal et suspectés chez l’homme (fertilité féminine, problèmes cardiovasculaires et diabète) même à de faibles niveaux d’exposition ».<br />
Désormais, les experts de l’ANSES estiment disposer de suffisamment d’éléments scientifiques pour identifier comme objectif prioritaire la prévention des expositions des populations les plus sensibles (nourrissons, jeunes enfants et femmes enceintes ou allaitantes). Cet objectif passe par la substitution du BPA dans les matériaux au contact des denrées alimentaires.<br />
Dans son second rapport, l’ANSES a identifié une soixantaine de secteurs d’activité qui utilisent du BPA dans des milliers<br />
d’objets de la vie quotidienne.et demande que tous les produits contenant du BPA soient étiquetés. L’ANSES demande aux industriels de trouver des produits de substitution au BPA pour fabriquer en priorité les objets qui sont en contact avec les denrées alimentaires.<br />
<strong>Évolution de la législation</strong><br />
En juillet, le député Gérard BAPT (PS), président du groupe Santé Environnementale à l’Assemblée Nationale, a réclamé l’extension de l’interdiction du BPA, qui touche donc en France les biberons, à tout conditionnement alimentaire (canettes, conserves, bouteilles, emballages…). Le texte de ce projet de loi a été voté en séance publique par les députés le 12 octobre : 346 voix pour et 2 contre. Il est maintenant au Sénat.<br />
La stratégie du gouvernement sur le BPA a été examinée en Conseil des Ministres le 19 octobre. Le ministre de la santé veut aller plus loin que la proposition présentée à l’Assemblée sur l’interdiction du BPA dans tous les contenants alimentaires, en l’appliquant dès 2013 pour les enfants de moins de 3 ans. La ministre de l’écologie est favorable à un étiquetage rapide des produits contenant du BPA qui sont en contact avec les dentées alimentaires.<br />
Il est certain que la mise en place d’une législation efficace accompagnée de décrets d’application prendra du temps. La Suède a aussi une démarche similaire et le Conseil Environnement de l’Europe est fortement mobilisé sur le sujet.<br />
En conclusion, je tiens à remercier les scientifiques qui sont à l’origine de cette évolution positive (voir Bulletin n°48) , et en particulier le Pr Charles SULTAN que nous avons entendu à Cholet le 17 septembre 2009.</p>
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		<title>Santé des enfants et environnement</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 10:37:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>roland</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sevre-environnement.fr/wp-content/uploads/Colloque-Santé-Environnement-avril-2011.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-710" src="http://www.sevre-environnement.fr/wp-content/uploads/Colloque-Santé-Environnement-avril-2011-300x222.jpg" alt="" width="300" height="222" /></a><em>Sept ans après le premier  «Appel de Paris» (notre bulletin n°20),  lancé par le Pr BELPOMME  (président de l’ARTAC) et signé par 76 personnalités françaises et étrangères exhortant les pouvoirs publics à combattre les pollutions chimiques qui constituent une menace pour la survie de l’espèce humaine. Le troisième colloque de l’Appel de Paris sur la santé des enfants et l’environnement a eu lieu les 12 et 13 avril 2011 à la Maison de l’UNESCO à Paris. Il s’agit d’un événement majeur dans la prise de conscience des causes environnementales des maladies chroniques qui augmentent sous l’effet des pollutions. Les périodes de développement fœtale, périnatale, infantile ou péripubertaire sont particulièrement sensibles à l‘exposition aux polluants. Nous avons assisté à ce troisième colloque présidé par Luc MONTAGNIER (Prix Nobel de médecine 2008), le DR Maria NERA (Directrice Santé Publique et Environnement à l’OMS), le Dr David GEE (Agence Européenne pour l‘environnement) et le Pr Hanns MOSHAMMER (président de l‘ISDE).</em></p>
<p><strong>Ouverture du colloque</strong></p>
<p>Pour les Pr Montagnier et Moshammer, le progrès technique et le développement économique ont atteint un point où les effets négatifs l’emportent sur les avantages. Santé et environnement devraient être au cœur de toute discussion politique sur nos plans et stratégies futurs. Réduire les pollutions revient à réduire les pathologies. Le Dr Maria Nera (OMS) a rappelé que le corps d’un enfant en développement est particulièrement vulnérable aux pollutions et aux radiations, et précisé que 3 millions d’enfants âgés de moins de 5 ans meurent chaque année de maladies évitables liées à l’environnement. Et 97% des fonds disponibles vont vers les traitements alors que moins de 3% sont destinés à la prévention. <span id="more-709"></span></p>
<p><strong>Cancer et environnement</strong></p>
<p>Pour le Pr Belpomme, les substances chimiques que nous avons dispersées dans l’environnement jouent un rôle dans la cancérogenèse beaucoup plus important qu’on ne le pense habituellement. Les expérimentations animales conduites par le Dr Ana SOTO (CHU de Boston) montrent que l’exposition in utero aux xénoestrogènes augmente la propension à développer un cancer mammaire à l’âge adulte. Le BPA (bisphénol-A) est un xénoestrogène que l’on retrouve dans tous les plastiques souples, en particulier les biberons en plastique (qui viennent d’être interdits en France), dans les revêtements internes d’emballages métalliques pour boissons et aliments, dans les tickets de caisse etc&#8230;Ces résultats sont confirmés par le Pr FENICHEL (CHU de Nice) qui considère le BPA, avec des doses de l’ordre du nanogramme (milliardième de gramme),  comme étant aussi à l’origine de lésions précancéreuses prostatiques chez l’adulte et réduisant les effets des chimiothérapies. Alors que la Côte d’azur n’a que très peu d’industries et d’agriculture il constate des taux élevés de BPA dans le sang de 90% des enfants garçons. Il attire l’attention sur d’autres Perturbateurs Endocriniens Environnementaux(PEE)  dont les polychlorobiphénols (PCB) présents à très faible dose dans les eaux du Rhône contaminent les poissons; il a été trouvé dans le sang des cormorans s‘alimentant de ces poissons des taux 1 million de fois plus élevés que ceux dans l‘eau. Ceci résulte des accumulations successives dans les chaînes alimentaires, et n’oublions pas que l’homme est le dernier maillon de ces chaînes.</p>
<p><strong>L’enfance en danger</strong></p>
<p>Une étude sur 4146 enfants suivis de la naissance à 2 ans,réalisée par le Pr Jocelyne JUST (Hôpital Trousseau Paris), montre une augmentation de la prévalence de l’asthme chez les jeunes enfants en relation avec la pollution atmosphérique. Après de nombreuses études sur les animaux, les scientifiques constatent un nombre croissant de dysfonctionnements sur le système reproducteur humain (masculin et féminin) en liaison directe avec les PEE. Le Pr Niels SKAKKEBAEK, andrologue et endocrinologue pédiatrique à Copenhague, constate que 40% des jeunes garçons ont une fertilité inférieure à celle de leurs pères au même âge; 90% des spermatozoïdes présentent des anomalies abaissant la probabilité de reproduire, la procréation assistée représentant déjà 10% des naissances. Au CHU de Montpellier, l’endocrinologue pédiatre Pr Charles SULTAN constate une influence des PEE sur la puberté; autrefois située entre 11 et 14 ans, on a des premiers signes à partir de 8 ans. Récemment le Pr Sultan a examiné un bébé de 3 mois avec des seins et ses premières règles.Tous les cas examinés sont en relation avec la profession des parents. Les analyses (sang et lait maternel accusent la présence de nombreux polluants chimiques PEE avec des taux très élevés: BPA, Polyphénols, Formaldehydes, PCB, Phtalates, DDT&#8230;</p>
<p>Le Dr Ernesto BRUGIO (Italie) a pour spécialité : l’origine embryo-fœtale des maladies de l’adulte. Nos propres phénotypes physiologiques et pathologiques sont largement déterminés par l’induction/modulation de marqueurs épigénétiques de nos cellules et tissus par des facteurs environnementaux au cours du développement des embryons et fœtus. C’est le cas des PEE et métaux lourds. Nous assistons, dans les pays développés, au passage d’une prévalence de facteurs exogènes (infectieux et parasitaires) à une prévalence des maladies chroniques endogènes (neurodégénératives,neuroendocriniens, cardiovasculaires et néoplasiques).</p>
<p><strong>Les fléaux de santé publique</strong></p>
<p>Le Pr John IONESCU (Munich), avec une expérience personnelle de 18000 patients, souffrant d’eczéma atopique et asthme allergique, démontre que des mécanismes pseudo allergiques dus à des agents toxiques présents dans le milieu ambiant (formaldhéhyde, polluants industriels et du trafic routier, pesticides, produits de protection du bois, additifs alimentaires, métaux lourds…) sont à l’origine d’une symptomatologie complexe. En Allemagne, un tiers des nouveau-nés deviennent allergiques dans les 6 premiers mois de la vie.  Parallèlement aux facteurs habituels d’activation des allergènes, les polluants ambiants jouent un rôle d’adjuvants et sont les facteurs principaux de déclenchement de l’allergie. Une éviction et/ou une élimination de ces facteurs avant et pendant la grossesse, ainsi que durant l’enfance, permet de réduire significativement l’apparition de ces allergies.</p>
<p>De son côté le Pr Philippe GRANDJEAN (Danemark) conduit des recherches sur l’épidémiologie environnementale des expositions in utero aux polluants chimiques et leurs effets sur le développement du système nerveux. 12000 cellules nerveuses nouvelles par minute sont créées chez le fœtus; les connexions entre cellules représentent 4 fois la circonférence de la Terre. Le fœtus est exposé aux polluants accumulés dans le corps de sa mère et ce n’est pas seulement la dose qui fait le poison mais aussi la période d’exposition. 200 substances sont considérées toxiques pour le cerveau en formation, dont le plomb, le méthylmercure, le toluène, l’alcool, la nicotine,les PCB, certains pesticides&#8230;</p>
<p><strong>Comment protéger la santé des enfants?</strong><br />
Cette question a été largement débattue  par un  groupe réunissant des scientifiques du colloque, des députés européens et des représentants d’ONG internationales pour la santé. De ce long débat nous ne pouvons reporter ici que les grandes lignes. Pour commencer il faudrait que l’information issue du monde de la santé soit bien écoutée. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Et pourquoi ? Essentiellement, parce que le pouvoir politique agit en faveur de l’économie laissant l’expertise aux mains des lobbies. Les industriels apportent des études confidentielles devant des commissions ne possédant pas l’expertise. Ainsi les nouvelles technologies prennent place sur le marché avant évaluation des conséquences et du coût social qui en résulte. La majorité des nuisances d’aujourd’hui ont été programmées au siècle dernier. Pour l’instant, la priorité va aux  soins correctifs plutôt qu’aux actions préventives. Il ne devrait pas y avoir de mise sur le marché sur le territoire de l’Union Européenne sans évaluation préalable par des scientifiques totalement indépendants. Nous avons besoin de  probité, nous avons besoin de volonté politique.</p>
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