Par DR Christian BIZOT
La tularémie est une maladie infectieuse classée dans les anthropozoonozes qui peut être grave chez l’homme. De nombreuses espèces animales sont sensibles à son agent causal, Francisella tularensis : les rongeurs (campagnol, rat musqué…), les lagomorphes (lièvre, lapin…), les arthropodes (tique, taon, moustique), les animaux d’élevage (bovin, ovin) ou de compagnie (chat, chien). Mais seuls quelques-uns de ces animaux constituent des sources importantes d’infection pour l’homme ; ce sont principalement les lièvres. La bactérie est capable de survivre pendant plusieurs semaines en milieu extérieur, notamment dans l’eau et le sol. En France, on compte une cinquantaine de cas /an. La maladie peut être transmise à l’homme par contact avec les viscères (chasse). Les chasseurs et les personnes en contact régulier avec les animaux représentent l’essentiel de la population à risque. Attention quand vous cuisinez un lièvre à la royale !! Dans les trois quart des cas, la tularémie est transmise par contact direct de la peau (pénétration du germe à travers la peau saine possible mais favorisée par des égratignures). Ce germe est hautement infectieux, une dizaine de germes suffisant pour déclencher une infection parfois grave.



Aujourd’hui, il faut tenir compte du changement climatique en cours pour choisir les variétés d’arbres à favoriser ou à implanter. Certaines espèces souffrent déjà de la sécheresse et risquent même de disparaître. Chez nous, le hêtre, en limite de son aire de répartition naturelle en est l’exemple type. Sur notre territoire, les chênes pédonculés sont déjà fortement affectés; c’est le chêne français qui a le plus grand besoin en eau. Le chêne sessile, plus sobre, résiste mieux aux stress.
Les effets d’une molécule chimique sont-ils exacerbés lorsqu’elle est en mélange avec d’autres molécules? C’est ce qu’on appelle « l’effet cocktail ». L’INSERM vient de répondre à cette interrogation avec les conclusions d’une étude basée sur un ensemble de 27 molécules comprenant 7 médicaments, 14 pesticides, 6 molécules dites socio-culturelles (alcool, caféine…). Dans cet ensemble, 11 molécules ont été identifiées comme perturbatrices endocriniennes, plus particulièrement comme anti-androgènes (anti testostérone), dont certaines pour la toute première fois chez l’Homme.
Pour l’instant l’Europe est embourbée dans le glyphosate, et ne parvient pas à se délivrer de cette drogue assassine face au lobby de l’industrie qui se complait à faire durer la bataille tout en ayant déjà en main un produit de substitution : le dicamba. Cette merveille a été développée par Monsanto et BASF pour mettre fin aux adventices envahissantes et résistantes au glyphosate comme l’amarante de Palmer. Elle a été autorisée aux Etats-Unis au printemps dernier, dans la précipitation, sous la pression des lobbies agricoles. Aussitôt, 10 millions d’hectares de soja OGM résistant ont été semés. Le dicamba, 100 à 400 fois plus puissant que le glyphosate et très volatil, a tendance à s’envoler au-delà des champs sur lesquels il est pulvérisé, tuant tout sur son passage, y compris les arbres et surtout le soja qui n’a pas été génétiquement modifié pour lui résister.


En 1986, l’ONG Global Foot Print Network a défini le jour de dépassement de la Terre, c’est-à-dire le jour de l’année où l’humanité entière a fini de consommer l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an. A partir de 15.000 données des Nations-Unies, on compare l’empreinte écologique de l’homme qui mesure l’exploitation des ressources naturelles de la Terre, avec sa capacité à reconstituer ses réserves et à absorber les gaz à effet de serre. Pour 2017 ce jour a été le 2 août dernier, en 2016 c’était le 8 août et en 1970 le 31 décembre. Pour subvenir aux besoins de l’ensemble des habitants de la Terre,