Conseil Territorial Santé des Deux-Sèvres

Dans le cadre de la nouvelle Loi de Modernisation du Système de Santé du 26 janvier 2016, des CTS (Conseils Territoriaux de Santé) ont été mis en place par les Agences Régionales de Santé. Ils doivent contribuer à la mise en œuvre du Plan Régional de Santé. Pour cela, ils doivent d’abord participer à la réalisation d’un diagnostic partagé identifiant les besoins sanitaires, sociaux et médico-sociaux sur le territoire,  et ensuite, faire des propositions pour améliorer la réponse aux besoins de la population.

Les membres des CTS sont choisis parmi les élus, les représentants des collectivités, les responsables des services de l’Etat et des acteurs locaux, répartis en 4 collèges, plus deux personnalités qualifiées.
• Le premier collège comprend au maximum 28 membres professionnels de santé et fournisseurs de services de santé.
• Le deuxième collège comprend au maximum 10 membres représentant les usagers et les associations d’usagers.
• Le troisième collège comprend au maximum 7 membres représentant les collectivités territoriales.
• Le quatrième collège comprend au maximum 3 membres représentant les services de l’Etat et de la Sécurité Sociale.

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La tique

Un insecte hématophage : la tique

par Roland BLANDIN

Les tiques sont des acariens hématophages parasitant la quasi-totalité des vertébrés à travers le monde et pouvant mordre l’homme. En effet, on dénombre jusqu’à présent, 869 espèces ou sous espèces, dont 37 en France. Des tiques peuvent vivre ou survivre presque partout sur les terres émergées sauf en zone trop aride et chaude ou trop froide. Une étude récente parue dans le Journal of Medical Entomology 2016 montre que dans de vastes parties du monde l’aire de présence et les densités de certaines espèces semblent rapidement s’étendre depuis deux ou trois décennies en raison du dérèglement climatique et aussi pour d’autres raisons comme par exemple le changement de comportement des tiques.

 

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Assemblée Générale Ordinaire du 30 mars 2017

«Assemblée Générale Ordinaire du 30 mars 2017 » par Jean-Claude Brianceau

Rapport Moral

– Un développement intégral garant d’une économie au service de l’homme

Il y a 25 ans, des technocrates friands d’innovations ont introduit sur notre territoire un nouveau procédé de fertilisation des parcelles agricoles à partir d’effluents d’abattoir de volailles : un « concept » gagnant-gagnant pour l’agriculture et l’industrie agroalimentaire. Il s’agissait alors d’un progrès historique irréfutable !

Et pourtant, un groupe de paysans très attachés à la richesse biologique de leurs terres, des sources et des ruisseaux, ainsi qu’à la santé et au bien-être de leurs animaux, ont eu l’audace et le courage de refuser de livrer leurs parcelles à cette poule aux œufs d’or. Ils se sont associés pour tenter d’éviter ce qui, finalement, a été autorisé autour de chez eux, sur 700 ha de terres agricoles. Voilà le contexte dans lequel est née Sèvre Environnement en 1992. Nos fondateurs sont des paysans qui portaient, et portent toujours, des valeurs fortes : le respect de la nature, l’autonomie de leurs exploitations, la préservation de leur patrimoine, la solidarité intergénérationnelle. Ils avaient tout appris de leurs ancêtres, ils nous ont tout transmis. A eux, j’adresse un immense merci et une intarissable reconnaissance pour cet héritage précieux.

Sitôt le concept innovant mis en place, les pollutions de l’eau et de l’air sont apparues, et subies par une multitude de riverains de toutes professions qui nous ont rejoints. Il a fallu 12 années de travail auprès des services de l’Etat pour que le respect de la loi l’emporte sur les innovations illégales. Aujourd’hui les effluents sont épurés avant rejet dans le milieu naturel, les riverains n’ont plus à supporter les odeurs,  les abattoirs se sont développés et font du respect de l’environnement leur image de marque.

 

 

 

 

 

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Une nouvelle mémoire paysanne en Bas-Poitou

«Une nouvelle mémoire paysanne en Bas-Poitou » par Jean Saint Didier

Visite à l’élevage porcin des Grandes Souches  à Mauléon

Depuis mars 2016, dans Le Bulletin de Sèvre Environnement (numéros 66 à 69), Jacky Aubineau témoigne de son vécu, dans les années 1960, sur une petite exploitation du Bocage en polyculture-élevage. Sans nostalgie, Jacky nous montre l’intelligence de la vie agricole de ce temps qui a su se développer en valorisant les atouts dont elle disposait. Le génie de cette agriculture réside dans « la diversification des productions animales et végétales qui a permis de relever ce défi en donnant à chaque membre de la famille l’opportunité d’assurer une tâche à la hauteur de ses possibilités et dans l’intérêt de la famille dans sa globalité. »

Pourquoi s’inquiéter ?

 

 

 

 

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Dioxyde de titane dans nos assiettes !

«Dioxyde de titane dans nos assiettes ! » par Jean-Claude Brianceau

Nous avons déjà publié des articles sur les nanoparticules (n°60 septembre 2014, n°68 septembre 2016). En 2014, le cuisinier Jérôme DOUZELET nous a alerté au cours de sa conférence « Plaisirs cuisinés ou poisons cachés » (notre n°61). Nous revenons sur le sujet, car désormais ce sont des matières premières de l’industrie agroalimentaire et nous les retrouvons dans nos assiettes. Je me limite ici ,volontairement, à ne parler que d’une seule matière, répertoriée en tant que colorant dans le lexique des additifs alimentaires autorisés, sous la référence « E171 Dioxyde de Titane :origine minérale, DJA: non, colore en blanc : bonbons, chewing-gums…A surveiller mais pas de risque connu. HVJ ». C’est effectivement un minerai (TiO²), mais on ne dit pas qu’il est intégré aux aliments sous forme de poudre avec 10 à 40% de nanoparticules de dimension inférieure à 100 nanomètres (soit 100 millionième de millimètre). « DJA : non » signifie qu’il n’y a pas de « Dose Journalière Admissible » car on n’attribue aucun risque à l’additif en question. « HVJ » signifie que l’additif est admis par les pratiquants musulmans (H) et juifs (J), et qu’il n’est pas issu des animaux (V). Pourquoi s’inquiéter ?

 

 

 

 

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Changer de regard

«Changer de regard » par Jean-Claude Pierre

Rendons-nous à l’évidence : sur les questions qui se posent aujourd’hui à l’humanité pour gouverner sa « maison commune », la Terre, le consensus est loin de s’établir.

L’indifférence, la résignation, le déni, la fascination qu’exerce la techno-science, les séductions de la société de consommation, la course effrénée aux profits… Toutes ces réalités n’incitent pas à l’optimisme ceux qui s’inquiètent des atteintes à la nature et de l’avenir qui se dessine…

Un nouveau défi se présente à l’ONU. Elle qui peine tant, déjà, à mener, à remplir sa première mission qui est d’instaurer la paix sur la Terre, sera-t-elle en mesure d’en assumer une seconde, devenue aussi essentielle : conduire l’humanité à faire la paix à la Terre ?

Le phénomène de globalisation qui est à l’œuvre rend ces deux démarches indissociables, tant sont étroitement imbriquées les questions économiques, sociales, géopolitiques et économiques.

 

 

 

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Espèces exotiques envahissantes

«Espèces exotiques envahissantes » par Roland Blandin

La bonne santé des écosystèmes (ensemble du vivant et interrelations dans un milieu donné) est très sensible à la qualité du milieu et subit des dégradations plus ou moins rapides en présence de pollution. L’introduction d’espèces exogènes dans un milieu peut provoquer rapidement des dégâts tout aussi importants. C’est particulièrement frappant, lorsque des espèces exotiques s’introduisent dans les milieux aquatiques et deviennent rapidement envahissantes. La majorité de ces introductions résulte d’activités humaines. Elles  peuvent être accidentelles ou volontaires, mais généralement, les auteurs ne mesurent pas les conséquences de leurs actes. Depuis une vingtaine d’année, des plantes exotiques se sont dispersées sur le territoire métropolitain, entraînant des dommages à la biodiversité locale et perturbant les usages des écosystèmes..

 

 

 

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Mémoire paysanne en bas Poitou (suite 4)

«Mémoire paysanne en bas Poitou (suite 4)» par Jacky Aubineau et Gérard Charrier

Les gerbes stockées sur l’aire soigneusement préparée à proximité de la ferme sont prêtes pour le grand chantier des battages qui est programmé sur les derniers jours de juillet et le mois d’août. Ce chantier s’organisait sur le principe de l’échange de services, créant des liens très forts entre les paysans du voisinage. Nous allions battre les uns chez les autres, et il  fallait rendre la journée de travail. Sur la ferme le chantier durait une journée complète, « le jour de la batterie » qui mobilisait au moins 30 travailleurs, donc autant de journées à assurer dans les exploitations voisines. Le mois d’août était bien chargé . Ces campagnes de battages ont pris fin en 1966, mais nous en gardons d’excellents souvenirs.

 

 

 

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Nanoparticules dans nos assiettes !

«Nanoparticules dans nos assiettes !» par Jean-Claude Brianceau

Dans notre n°60 de septembre 2014, nous avions déjà abordé le sujet des nanotechnologies mises en application dans de multiples domaines y compris dans des produits de consommation courante. Rappelons qu’une nanoparticule est un matériau naturel dont une ou plusieurs dimensions externes se situent entre 1 et 100 nanomètre (nm). Un nanomètre est une unité de longueur représentant 1 milliardième de mètre, soit 1 millionième de millimètre, ou 1 millième de micron. Les connaissances concernant les nanotechnologies ont progressé très rapidement depuis quelques années et représentent aujourd’hui un progrès scientifique considérable avec de multiples applications possibles. Certaines applications présentent un risque pour les êtres vivants, y compris pour l’homme. En effet, la taille d’une nanoparticule est bien inférieure à celle d’une cellule humaine. Des études ont mis en évidence que les nanoparticules peuvent passer dans le sang ou les cellules, via les poumons et les pores de la peau. Le Ministère de la Santé n’a pas encore émis de normes en matière d’exposition aux nanoparticules alors que les pollutions de l’air résultant des activités humaines ne cessent de croître et que  la production industrielle est déjà lancée dans de multiples domaines touchant aux produits de consommation.

 

 

 

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Mémoire paysanne en bas Poitou (suite 3)

«Mémoire Paysanne en bas Poitou (suite 3)» par Jacky Aubineau

Vers 1960, la culture des céréales tenait une place primordiale dans l’exploitation bocagère. Le souvenir des pénuries alimentaires d’après guerre est encore bien présent dans la mémoire populaire. On cultive des céréales pour produire une farine destinée à la confection du pain nourricier qui est la base de l’alimentation en milieu rural. Les variétés cultivées sont panifiables comme le maître Pierre, le Capel, l’étoile de Choisy. Le seigle est produit également pour faire le pain. Mais on n’oublie pas les céréales destinées à l’alimentation des animaux de la ferme, comme l’orge et le méteil qui est un mélange de blé et d’avoine noire.


 

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