Nos arbres et le changement climatique

Aujourd’hui, il faut tenir compte du changement climatique en cours pour choisir les variétés d’arbres à favoriser ou à implanter. Certaines espèces souffrent déjà de la sécheresse et risquent même de disparaître. Chez nous, le hêtre, en limite de son aire de répartition naturelle en est l’exemple type. Sur notre territoire, les chênes pédonculés sont déjà fortement affectés; c’est le chêne français qui a le plus grand besoin en eau. Le chêne sessile, plus sobre, résiste mieux aux stress.

 

 

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Effet cocktail et perturbateurs endocriniens

Les effets d’une molécule chimique sont-ils exacerbés lorsqu’elle est en mélange avec d’autres molécules? C’est ce qu’on appelle « l’effet cocktail ». L’INSERM vient de répondre à cette interrogation avec les conclusions d’une étude basée sur un ensemble de 27 molécules comprenant 7 médicaments, 14 pesticides, 6 molécules dites socio-culturelles (alcool, caféine…). Dans cet ensemble, 11 molécules ont été identifiées comme perturbatrices endocriniennes, plus particulièrement comme anti-androgènes (anti testostérone), dont certaines pour la toute première fois chez l’Homme.

 

 

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Après le glyphosate : le dicamba !!!

Pour l’instant l’Europe est embourbée dans le glyphosate, et ne parvient pas à se délivrer de cette drogue assassine face au lobby de l’industrie qui se complait à faire durer la bataille tout en ayant déjà en main un produit de substitution : le dicamba. Cette merveille a été développée par Monsanto et BASF pour mettre fin aux adventices envahissantes et résistantes au glyphosate comme l’amarante de Palmer. Elle a été autorisée aux Etats-Unis au printemps dernier, dans la précipitation, sous la pression des lobbies agricoles. Aussitôt, 10 millions d’hectares de soja OGM résistant ont été semés. Le dicamba, 100 à 400 fois plus puissant que le glyphosate et très volatil, a tendance à s’envoler au-delà des champs sur lesquels il est pulvérisé, tuant tout sur son passage, y compris les arbres et surtout le soja qui n’a pas été génétiquement modifié pour lui résister.

 

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Ne soyons pas des ânes !

par Jean-Claude BRIANCEAU

Jacques BOSSUET (1627-1704) écrivain et prélat français célèbre pour ses prédications disait : « Dieu se rit des Hommes qui se plaignent des conséquences des causes qu’ils défendent ». Aujourd’hui, en regardant notre société de la modernité et du progrès, je constate que tous les consommateurs se plaignent des multiples et graves inconvénients des produits qu’ils consomment, tout en continuant à consommer de la même manière, apportant ainsi un soutien financier à la cause de leurs malheurs. Par ailleurs, les médias nous inondent d’analyses plus ou moins fallacieuses pour nous apprendre ce que, à Sèvre Environnement, nous avons constaté depuis longtemps. Nous aimerions plutôt qu’ils nous aident en proposant et en défendant des solutions constructives, mais ils ne font que noircir le tableau et semer le trouble dans les esprits. Vous les lisez (voyez notre page 8), vous les entendez à la radio, vous les voyez à la télé. « Glyphosate : cancérigène… la France en pleine cacophonie…expertise européenne biaisée…il n’y a pas de produit de substitution… Insecticides dans 75¨% des miels…les néonicotinoïdes tuent les abeilles…production de miel en France divisée par 4 en 15 ans…un nouveau néonicotinoïde autorisé en France. Bio ?.. Les limites du tout bio… » En résumé : aucun espoir et aucune possibilité de voir apparaître des solutions pour nous protéger de ce qui nous empoisonne au quotidien. Où est le progrès ?

 

En 1992, les fondateurs de Sèvre Environnement, paysans éleveurs de bovins, soucieux du bien-être et de la santé de leurs animaux s’inquiétaient des nuisances apparentes de rejets divers dans l’air et dans l’eau des ruisseaux. Depuis nous avons travaillé sans relâche pour analyser ces nuisances, comprendre leurs impacts, rechercher leurs origines ainsi que les solutions possibles et légales pour y remédier.

 

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Et pourtant elle vit !

« Nous ne voulons pas croire ce que nous savons ».

par Jean-Claude PIERRE

Ce propos du philosophe des sciences, Dominique BOURG, résume bien notre attitude face aux dégradations que nous infligeons à la Terre.

Chaque jour apporte des informations de plus en plus précises et concordantes sur la diversité et la gravité des atteintes à la nature. Mais nous donnons le sentiment de ne pas les prendre au sérieux et d’ignorer les conséquences économiques, sanitaires, morales, sociales, géopolitiques qui en découlent et s’amplifient.

C’est là un déni qui interpelle et qui prépare des lendemains bien sombres…Les prévisions établies par les organismes spécialisés des Nations-Unies devraient suffire : elles avancent le chiffre de 250 millions de « déplacés climatiques » dans les trente prochaines années ! Mais nous en sommes loin, à faire comprendre que nous allons au-devant de défis comme l’humanité n’en a encore jamais eu à relever…

Pour contrer ce déni collectif dont nous sommes tout à la fois les témoins et les acteurs, des rapports – tels ceux du GIEC 1 et de l’IPBES 2 – bien que fondés sur les avancées scientifiques les plus récentes, ne seront pas suffisants, comme ce fût le cas à la fin du Moyen-Âge, lorsque les travaux de Copernic vinrent bousculer la vision du monde qui prévalait alors, pour rompre avec la différence, la résignation et la désinvolture qui caractérisent l’attitude générale. C’est d’une révolution et même d’une double révolution dont aujourd’hui nous avons besoin.

La première, déjà engagée, consiste à reconnaître que la Terre n’est pas une planète comme les autres car elle possède le privilège—peut-être unique—de porter la vie ! Ce constat devrait suffire à justifier que nous nous devons de la cultiver avec sagesse au lieu de l’exploiter selon la mentalité affairiste qui prévaut, comme si elle n’était qu’une carrière, un gisement…

 

 

 

 

 

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Une nouvelle mémoire paysanne en Bas-Poitou

Adhérents Sèvre Environnement éleveurs de bovins en Deux-Sèvres

par Roland BLANDIN

Le paysage a toujours été très marqué par l’évolution de l’agriculture au cours des âges. Notre territoire, situé sur les contreforts du Massif Armoricain, est vallonné avec un réseau hydrographique dense alimenté par de nombreuses résurgences de nappes phréatiques peu profondes. Ces éléments paysagers ont été déterminants dans la mise en place d’un modèle agricole basé sur l’élevage. Depuis le XIIIème siècle, les générations de paysans ont organisé l’espace dans le respect strict de la terre nourricière, des ressources en eau et en bois, ce qui a généré un mode de gestion de notre paysage par le bocage. Dans un premier temps, la haie est avant tout créée pour protéger les cultures contre le bétail en divagation. Ce n’est qu’au XIVème siècle que la haie prendra ses fonctions de clôture pour maintenir les troupeaux dans les prés. En plus, ce mode de gestion a permis de maintenir et d’enrichir les sols, de contribuer à une bonne qualité d’eau, de favoriser des microclimats favorables à l’élevage…Malheureusement, la loi d’orientation agricole de 1966, en organisant le remembrement, provoquera une destruction massive des haies avec tous les inconvénients qui en découlent. Mais fort heureusement, depuis la fin du siècle dernier, une génération de paysans éleveurs de bovins a pris cette évolution négative à contre-pied. Autrefois marginalisés, aujourd’hui ils sont de plus en plus nombreux sur notre territoire local et beaucoup sont adhérents de Sèvre Environnement. Cet été nous avons pu en rencontrer quelques-uns, certifiés en agriculture biologique, pour les interviewer sur leur métier de paysans éleveurs de bovins.

 

L’agriculture biologique constitue un mode de production qui trouve son « originalité » dans le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels. Ainsi, elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM, et limite l’emploi d’intrants. La loi d’orientation agricole de 1980 a officialisé ce mode d’agriculture avec un label français « AB ». Au niveau européen, l’agriculture biologique répond à un règlement moins contraignant (logo ci-joint).

 

 

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Depuis le 2 août, l’humanité vit à crédit

En 1986, l’ONG Global Foot Print Network a défini le jour de dépassement de la Terre, c’est-à-dire le jour de l’année où l’humanité entière a fini de consommer l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an. A partir de 15.000 données des Nations-Unies, on compare l’empreinte écologique de l’homme qui mesure l’exploitation des ressources naturelles de la Terre, avec sa capacité à reconstituer ses réserves et à absorber les gaz à effet de serre. Pour 2017 ce jour a été le 2 août dernier, en 2016 c’était le 8 août et en 1970 le 31 décembre. Pour subvenir aux besoins de l’ensemble des habitants de la Terre,

 

 

 

 

 

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La protection de l’environnement

Au-delà des contradictions, apprendre pour changer

par Jean SAINT-DIDIER

Dans l’éditorial précédent de juin dernier (Bulletin n° 71), Jean-Claude Brianceau rappelait le contexte qui a vu la naissance de Sèvre Environnement. Commentant les actions engagées par notre Association, il soulignait que :
« La problématique écolo-gique dans son ensemble est toujours complexe et, malgré de nombreux efforts, certes pas toujours cohérents, la dégradation de l’en-vironnement va bon train ».

Nous voulons souligner ici un mot dont il convient de saisir finement la signification ;
il s’agit de complexe. L’étymologie révèle son sens premier : « ce qui est tissé ensemble » c’est-à-dire ce qui est relié, inséparablement associé.

La complexité est ce que nous vivons quotidiennement au niveau de notre propre personne, de nos familles, de nos entreprises, de nos villages, de nos sociétés, de nos projets, de la nature et du monde. Cette complexité est tissée d’événements petits et grands, d’actions et de réactions, de hasards et de déterminations, de questions et de réponses et de questions encore sans cesse renouvelées car chaque réponse tentée débouche inéluctablement sur une nouvelle ignorance, sur un nouveau questionnement plus large, plus profond. Il peut y avoir quelque chose de désespérant dans ce tableau décousu qui représente nos vies individuelles et collectives et auquel nous cherchons à tâtons une unité signifiante.

 

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Conseil Territorial Santé des Deux-Sèvres

Dans le cadre de la nouvelle Loi de Modernisation du Système de Santé du 26 janvier 2016, des CTS (Conseils Territoriaux de Santé) ont été mis en place par les Agences Régionales de Santé. Ils doivent contribuer à la mise en œuvre du Plan Régional de Santé. Pour cela, ils doivent d’abord participer à la réalisation d’un diagnostic partagé identifiant les besoins sanitaires, sociaux et médico-sociaux sur le territoire,  et ensuite, faire des propositions pour améliorer la réponse aux besoins de la population.

Les membres des CTS sont choisis parmi les élus, les représentants des collectivités, les responsables des services de l’Etat et des acteurs locaux, répartis en 4 collèges, plus deux personnalités qualifiées.
• Le premier collège comprend au maximum 28 membres professionnels de santé et fournisseurs de services de santé.
• Le deuxième collège comprend au maximum 10 membres représentant les usagers et les associations d’usagers.
• Le troisième collège comprend au maximum 7 membres représentant les collectivités territoriales.
• Le quatrième collège comprend au maximum 3 membres représentant les services de l’Etat et de la Sécurité Sociale.

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La tique

Un insecte hématophage : la tique

par Roland BLANDIN

Les tiques sont des acariens hématophages parasitant la quasi-totalité des vertébrés à travers le monde et pouvant mordre l’homme. En effet, on dénombre jusqu’à présent, 869 espèces ou sous espèces, dont 37 en France. Des tiques peuvent vivre ou survivre presque partout sur les terres émergées sauf en zone trop aride et chaude ou trop froide. Une étude récente parue dans le Journal of Medical Entomology 2016 montre que dans de vastes parties du monde l’aire de présence et les densités de certaines espèces semblent rapidement s’étendre depuis deux ou trois décennies en raison du dérèglement climatique et aussi pour d’autres raisons comme par exemple le changement de comportement des tiques.

 

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