Assemblée Générale Ordinaire – Rapport morale 2018

Par Jean-Claude BRIANCEAU

L’assemblée des Nations Unies pour l’environnement qui s’est tenue au Kenya à Nairobi, les 4 et 5 décembre derniers, a porté pour la première fois sur le thème de la pollution. Nos médias ne s’y sont pas intéressés, et ils ont fait de même pour l’assemblée du GIEC en mars. « On ne veut pas voir ce qui se passe » s’est alarmé le philosophe Dominique BOURG, évoquant « un schisme de réalité ». Jusqu’ici, on a donné l’impression aux citoyens que le changement climatique est quelque chose de lointain qui va arriver à la planète, et qui va concerner les générations futures, mais pas la nôtre. Maria NEIRA, directrice du département santé publique et environnementale à l’OMS, que j’ai eu l’occasion de rencontrer à Paris, a déclaré à Nairobi « qu’il est temps de changer de stratégie et de faire de la lutte contre les impacts sanitaires des pollutions l’axe central de mobilisation contre le changement climatique. C’est l’union des forces de la santé et de l’environnement qui va permettre de mener cette bataille».

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Le déficit écologique de la France


Dans notre n°72 de septembre 2017, nous vous informions que pour l’année 2017 et pour l’ensemble des habitants de la planète Terre le jour de l’année où l’humanité entière avait fini de consommer l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an avait été le 2 août 2017. A l’échelle de la France, le 5 mai dernier nous avions déjà consommé sur 4 mois ce que le territoire français (zones terrestres et marines du pays) produiront sur 12 mois. Lire la suite de à proposLe déficit écologique de la France

Assemblée Générale 2018 : Rapport d’activité

Par Jean-Jacques TATIN

Le 5 avril dernier, s’est tenue notre 26ème Assemblée Générale à Cerizay : 38 adhérents y ont participé et 83 s’étaient fait représenter. Etaient présents aussi, plusieurs maires ou représentants de collectivités; le président du Conseil Départemental des Deux-Sèvres était représenté par Thierry Marolleau. L’année 2018 s’est terminée avec 456 adhérents. Sèvre Environnement emploie aujourd’hui 2 animateurs à temps plein pour développer ses activités : Roland Blandin et Anne Vasseur.

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Ne soyons pas des ânes !

par Jean-Claude BRIANCEAU

Jacques BOSSUET (1627-1704) écrivain et prélat français célèbre pour ses prédications disait : « Dieu se rit des Hommes qui se plaignent des conséquences des causes qu’ils défendent ». Aujourd’hui, en regardant notre société de la modernité et du progrès, je constate que tous les consommateurs se plaignent des multiples et graves inconvénients des produits qu’ils consomment, tout en continuant à consommer de la même manière, apportant ainsi un soutien financier à la cause de leurs malheurs. Par ailleurs, les médias nous inondent d’analyses plus ou moins fallacieuses pour nous apprendre ce que, à Sèvre Environnement, nous avons constaté depuis longtemps. Nous aimerions plutôt qu’ils nous aident en proposant et en défendant des solutions constructives, mais ils ne font que noircir le tableau et semer le trouble dans les esprits. Vous les lisez (voyez notre page 8), vous les entendez à la radio, vous les voyez à la télé. « Glyphosate : cancérigène… la France en pleine cacophonie…expertise européenne biaisée…il n’y a pas de produit de substitution… Insecticides dans 75¨% des miels…les néonicotinoïdes tuent les abeilles…production de miel en France divisée par 4 en 15 ans…un nouveau néonicotinoïde autorisé en France. Bio ?.. Les limites du tout bio… » En résumé : aucun espoir et aucune possibilité de voir apparaître des solutions pour nous protéger de ce qui nous empoisonne au quotidien. Où est le progrès ?

 

En 1992, les fondateurs de Sèvre Environnement, paysans éleveurs de bovins, soucieux du bien-être et de la santé de leurs animaux s’inquiétaient des nuisances apparentes de rejets divers dans l’air et dans l’eau des ruisseaux. Depuis nous avons travaillé sans relâche pour analyser ces nuisances, comprendre leurs impacts, rechercher leurs origines ainsi que les solutions possibles et légales pour y remédier.

 

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Une nouvelle mémoire paysanne en Bas-Poitou

Adhérents Sèvre Environnement éleveurs de bovins en Deux-Sèvres

par Roland BLANDIN

Le paysage a toujours été très marqué par l’évolution de l’agriculture au cours des âges. Notre territoire, situé sur les contreforts du Massif Armoricain, est vallonné avec un réseau hydrographique dense alimenté par de nombreuses résurgences de nappes phréatiques peu profondes. Ces éléments paysagers ont été déterminants dans la mise en place d’un modèle agricole basé sur l’élevage. Depuis le XIIIème siècle, les générations de paysans ont organisé l’espace dans le respect strict de la terre nourricière, des ressources en eau et en bois, ce qui a généré un mode de gestion de notre paysage par le bocage. Dans un premier temps, la haie est avant tout créée pour protéger les cultures contre le bétail en divagation. Ce n’est qu’au XIVème siècle que la haie prendra ses fonctions de clôture pour maintenir les troupeaux dans les prés. En plus, ce mode de gestion a permis de maintenir et d’enrichir les sols, de contribuer à une bonne qualité d’eau, de favoriser des microclimats favorables à l’élevage…Malheureusement, la loi d’orientation agricole de 1966, en organisant le remembrement, provoquera une destruction massive des haies avec tous les inconvénients qui en découlent. Mais fort heureusement, depuis la fin du siècle dernier, une génération de paysans éleveurs de bovins a pris cette évolution négative à contre-pied. Autrefois marginalisés, aujourd’hui ils sont de plus en plus nombreux sur notre territoire local et beaucoup sont adhérents de Sèvre Environnement. Cet été nous avons pu en rencontrer quelques-uns, certifiés en agriculture biologique, pour les interviewer sur leur métier de paysans éleveurs de bovins.

 

L’agriculture biologique constitue un mode de production qui trouve son « originalité » dans le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels. Ainsi, elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM, et limite l’emploi d’intrants. La loi d’orientation agricole de 1980 a officialisé ce mode d’agriculture avec un label français « AB ». Au niveau européen, l’agriculture biologique répond à un règlement moins contraignant (logo ci-joint).

 

 

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Depuis le 2 août, l’humanité vit à crédit

En 1986, l’ONG Global Foot Print Network a défini le jour de dépassement de la Terre, c’est-à-dire le jour de l’année où l’humanité entière a fini de consommer l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an. A partir de 15.000 données des Nations-Unies, on compare l’empreinte écologique de l’homme qui mesure l’exploitation des ressources naturelles de la Terre, avec sa capacité à reconstituer ses réserves et à absorber les gaz à effet de serre. Pour 2017 ce jour a été le 2 août dernier, en 2016 c’était le 8 août et en 1970 le 31 décembre. Pour subvenir aux besoins de l’ensemble des habitants de la Terre,

 

 

 

 

 

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La protection de l’environnement

Au-delà des contradictions, apprendre pour changer

par Jean SAINT-DIDIER

Dans l’éditorial précédent de juin dernier (Bulletin n° 71), Jean-Claude Brianceau rappelait le contexte qui a vu la naissance de Sèvre Environnement. Commentant les actions engagées par notre Association, il soulignait que :
« La problématique écolo-gique dans son ensemble est toujours complexe et, malgré de nombreux efforts, certes pas toujours cohérents, la dégradation de l’en-vironnement va bon train ».

Nous voulons souligner ici un mot dont il convient de saisir finement la signification ;
il s’agit de complexe. L’étymologie révèle son sens premier : « ce qui est tissé ensemble » c’est-à-dire ce qui est relié, inséparablement associé.

La complexité est ce que nous vivons quotidiennement au niveau de notre propre personne, de nos familles, de nos entreprises, de nos villages, de nos sociétés, de nos projets, de la nature et du monde. Cette complexité est tissée d’événements petits et grands, d’actions et de réactions, de hasards et de déterminations, de questions et de réponses et de questions encore sans cesse renouvelées car chaque réponse tentée débouche inéluctablement sur une nouvelle ignorance, sur un nouveau questionnement plus large, plus profond. Il peut y avoir quelque chose de désespérant dans ce tableau décousu qui représente nos vies individuelles et collectives et auquel nous cherchons à tâtons une unité signifiante.

 

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La tique

Un insecte hématophage : la tique

par Roland BLANDIN

Les tiques sont des acariens hématophages parasitant la quasi-totalité des vertébrés à travers le monde et pouvant mordre l’homme. En effet, on dénombre jusqu’à présent, 869 espèces ou sous espèces, dont 37 en France. Des tiques peuvent vivre ou survivre presque partout sur les terres émergées sauf en zone trop aride et chaude ou trop froide. Une étude récente parue dans le Journal of Medical Entomology 2016 montre que dans de vastes parties du monde l’aire de présence et les densités de certaines espèces semblent rapidement s’étendre depuis deux ou trois décennies en raison du dérèglement climatique et aussi pour d’autres raisons comme par exemple le changement de comportement des tiques.

 

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Assemblée Générale Ordinaire du 30 mars 2017

«Assemblée Générale Ordinaire du 30 mars 2017 » par Jean-Claude Brianceau

Rapport Moral

– Un développement intégral garant d’une économie au service de l’homme

Il y a 25 ans, des technocrates friands d’innovations ont introduit sur notre territoire un nouveau procédé de fertilisation des parcelles agricoles à partir d’effluents d’abattoir de volailles : un « concept » gagnant-gagnant pour l’agriculture et l’industrie agroalimentaire. Il s’agissait alors d’un progrès historique irréfutable !

Et pourtant, un groupe de paysans très attachés à la richesse biologique de leurs terres, des sources et des ruisseaux, ainsi qu’à la santé et au bien-être de leurs animaux, ont eu l’audace et le courage de refuser de livrer leurs parcelles à cette poule aux œufs d’or. Ils se sont associés pour tenter d’éviter ce qui, finalement, a été autorisé autour de chez eux, sur 700 ha de terres agricoles. Voilà le contexte dans lequel est née Sèvre Environnement en 1992. Nos fondateurs sont des paysans qui portaient, et portent toujours, des valeurs fortes : le respect de la nature, l’autonomie de leurs exploitations, la préservation de leur patrimoine, la solidarité intergénérationnelle. Ils avaient tout appris de leurs ancêtres, ils nous ont tout transmis. A eux, j’adresse un immense merci et une intarissable reconnaissance pour cet héritage précieux.

Sitôt le concept innovant mis en place, les pollutions de l’eau et de l’air sont apparues, et subies par une multitude de riverains de toutes professions qui nous ont rejoints. Il a fallu 12 années de travail auprès des services de l’Etat pour que le respect de la loi l’emporte sur les innovations illégales. Aujourd’hui les effluents sont épurés avant rejet dans le milieu naturel, les riverains n’ont plus à supporter les odeurs,  les abattoirs se sont développés et font du respect de l’environnement leur image de marque.

 

 

 

 

 

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Une nouvelle mémoire paysanne en Bas-Poitou

«Une nouvelle mémoire paysanne en Bas-Poitou » par Jean Saint Didier

Visite à l’élevage porcin des Grandes Souches  à Mauléon

Depuis mars 2016, dans Le Bulletin de Sèvre Environnement (numéros 66 à 69), Jacky Aubineau témoigne de son vécu, dans les années 1960, sur une petite exploitation du Bocage en polyculture-élevage. Sans nostalgie, Jacky nous montre l’intelligence de la vie agricole de ce temps qui a su se développer en valorisant les atouts dont elle disposait. Le génie de cette agriculture réside dans « la diversification des productions animales et végétales qui a permis de relever ce défi en donnant à chaque membre de la famille l’opportunité d’assurer une tâche à la hauteur de ses possibilités et dans l’intérêt de la famille dans sa globalité. »

Pourquoi s’inquiéter ?

 

 

 

 

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